Le consensus mondial sur le TDAH, synthétisé par Sébastien Henrard

Nous vous proposons ici une synthèse des capsules vidéos réalisées et partagées par Sébastien Henrard, qui nous synthètise les apports du consensus mondial sur le TDAH de 2021.

On ne présente plus le psychologue spécialisé en neuropsychologie, Sébastien Henrard, spécialiste du TDA/H (et du haut potentiel intellectuel).

Cette semaine, Sébastien Henrard nous fait le cadeau d’une synthèse du Consensus mondial sur le TDA/H de 2021 sous format de capsules vidéos : vous pouvez les retrouver directement sur sa chaîne YouTube.

Avec son accord, je vous propose ci-dessous une synthèse écrite des vidéos, pour ceux qui préfèrent un petit tour par la lecture.

Vous trouverez d’autres informations concernant ce consensus mondial sur le TDAH sur le site suivant : TDAH France.

Le TDA/H n’est pas un nouveau trouble

Le TDA/H a une longue histoire à travers la clinique en Europe. 

1775 : on retrouve dans un manuel la première description des symptômes du TDA/H,

1798 : au Royaume-Uni, notamment au Collège Royal des médecins, on retrouve la description d’un trouble similaire au TDAH dans un manuel médical,

1845 : le chef du premier hôpital psychiatrique de Frankfort décrit l’hyperactivité et le déficit d’attention dans un livre pour enfants, qui illustre les comportements typiques d’un TDAH ,

dès 1900 : description d’équivalents dans des écrits médicaux et éducatifs en France,

1902 : au Royaume-Uni, première description du trouble dans une revue scientifique,

1907 : premier manuel espagnol de pédopsychiatrie où est décrit l’impact de l’inattention et l’hyperactivité chez les écoliers

1917 : Espagne – description de symptômes similaires au TDAH chez l’enfant avec l’hypothèse d’un trouble cérébral avec causes génétiques,

1932 : Allemagne, description d’un syndrome proche du TDAH, utilisation du trouble hyperkinétique, adopté par la suite par l’OMS,

1937 : USA, découverte qu’une amphétamine réduit les symptômes de types de TDAH,

1940 : symptômes proches du TDAH chez des enfants décrits comme un dysfonctionnement cérébral mineur,

de 1956 à 1958 : premiers indices de la persistance du dysfonctionnement cérébral mineur à l’âge adulte,  

années 60 : la FDA (Food and Drug administration, aux USA) approuve le méthylphénidate (MPH) dans les troubles du comportement chez l’enfant et études sur les effets du MPH,

années 70 à aujourd’hui : évolution des critères diagnostics grâce à la recherche, notamment, et aux avancées en clinique.

Le TDA/H ne constitue donc pas une mode ou un complot pharmaceutique visant à administrer des traitements médicamentaux. 

Le TDAH est un diagnostic valide

Dans sa deuxième vidéo de synthèse concernant le consensus mondial du TDAH, Sébastien Henrard s’attarde sur le constat qui permet de répondre à la question suivante : Pourquoi le TDAH doit-il être considéré comme un diagnostic valide et existant dans le cadre des troubles de la santé mentale ? 

Dans un premier temps, le diagnostic est posé par un professionnel formé. 

Le diagnostic interroge non seulement le patient, mais aussi le parent, la famille et les personnes susceptibles de donner des informations précises concernant le diagnostic. 

>> Il est important de noter que la présence des symptômes est donc validée chez le patient présentant un TDAH par le professionnel, mais aussi par les membres de son entourage. 

Le TDAH n’est pas non plus diagnostiqué que par une série par une série d’échelles, de questionnaires, de tests psychologiques ou par l’imagerie cérébrale, mais c’est un diagnostic clinique relevant du rapport des informations du patient, de l’entourage et des observations menées par le professionnel. 

Le diagnostic a longtemps été critiqué comme étant subjectif, car il n’est pas basé sur un test biologique, comme beaucoup d’autres diagnostics en psychiatrie. 

Pour répondre à cette critique, il est intéressant de noter que le TDAH répond pleinement aux critères standards de validité d’un trouble mental. 

Il est considéré comme valide car des professionnels formés dans différents milieux et différentes cultures sont capables de s’entendre quant à l’absence ou la présence d’un trouble au regard des critères définis. 

Par ailleurs, le diagnostic est aussi utile :

Enfin, les associations professionnelles ont approuvé et publié des lignes directrices pour le diagnostic du TDAH.

Le diagnostic du TDAH est donc valide, à tous les âges de la vie.
Même s’il faut continuer la recherche pour améliorer la validité et la reconnaissance de ce trouble, il est bien un diagnostic réel chez les patients. 

Vous retrouverez toutes ces informations sur la page facebook de Sébastien Henrard ou dans la vidéo suivante.


Prévalence du TDAH dans le monde

Dans cette troisième vidéo de synthèse du consensus mondial du TDAH, Sébastien Henrard aborde trois points : 

La prévalence du TDAH 

Dans la population globale, 5,9% d’enfants répondent aux critères diagnostiques du TDAH.

Chez l’adulte, la prévalence tombe entre 2,5 et 2,8% seulement. 

Cette diminution de la prévalence peut-être expliquée par deux points :

Quand on regarde la population des personnes de plus de 50 ans, la prévalence est encore plus faible (1,5% répondraient aux critères du TDAH sur base d’échelle validée, 0,2% sur la base des diagnostics établis et seulement 0,02% si on se base sur les traitements prescrits)

Ces résultats doivent amener à questionner les capacités actuelles d’évaluation du TDAH chez les personnes âgées, qui peuvent, elles aussi, souffrir du retentissement du TDAH dans leur vie quotidienne. 

Il est important de noter que les études montrent qu’il n’y a pas de différence de prévalence dans les différents continents du monde

Le ratio hommes/femmes

Le TDAH apparaît comme plus fréquent chez l’homme que chez la femme,  avec un ratio à peu près de 2 pour 1. 

Le développement de la prévalence du trouble dans le temps

Les études montrent aujourd’hui que la prévalence n’a pas augmenté ces 30 dernières années, ce qui vient contredire la croyance populaire que le TDAH est un trouble émergent ou un effet de mode. Il n’y a pas de plus en plus de TDAH. 


Si la prévalence n’a pas changé, le TDAH est, lui, plus susceptible d’être diagnostiqué. Depuis plusieurs années, les pratiques cliniques ont changé, et les professionnel-le-s et le public se forme et s’informe au sujet du TDAH. Le trouble est alors mieux connu. 

Vous retrouverez toutes ces informations sur la page facebook de Sébastien Henrard ou dans la vidéo suivante.

Vous souhaitez en savoir plus sur les symptômes du TDAH ?
Vous pouvez consulter nos articles :

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